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• Nom et prénom : Sicard Romain
• Date et lieu de naissance : 01/01/1988 à Bayonne (Pyrénées Atlantiques)
• Où il habite : Hasparren (Pyrénées Atlantiques)
• Son équipe 2009 : Orbea-Oreka
• Sa précédente équipe : GSC Blagnac depuis 2007
• Son palmarès : Champion de France du Scratch, vainqueur de La Ronde du Sidobre (2007)
Champion de Midi Pyrénées sur Piste (2007), vainqueur du Trophée de l’Essor, 2e d’étape sur le Weekend béarnais, 5e du Tour du Labourd sur l’Essor basque, 6e de la Ronde du Pays Basque et 9e de la Ronde de l’Isard (2.2U)
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Ce qui t'a donné envie de faire du vélo
Le vélo est une passion qui est née lorsque j’étais très jeune, par le biais de la télévision et du Tour de France. Cet événement et l’engouement qu’il génère ont vraiment été le déclic. J’ai eu donc envie moi aussi de monter sur un vélo et les sensations que procurent sa pratique m’ont tout de suite plu. A l’époque comme je n’étais qu’un enfant, je le pratiquais seulement pour le plaisir mais la compétition est une chose qui, je dois l’avouer m’a toujours attiré. C’est donc plus tard, à l’âge de 13 ans que j’ai pris ma première licence
Le coureur que tu aimais ou aimes le plus en vélo
Le premier coureur que j’ai vraiment admiré était Miguel Indurain. Certainement parce qu’à l’époque c’était l’un des meilleurs sur un Grand Tour mais aussi parce qu’il avait un style et une façon de courir bien particulière que l’on ne retrouve plus.
La couleur de ton premier vélo
Mon premier vélo était de couleur jaune et bleue.
Les études (ou le travail) que tu faisais avant de pratiquer le vélo
J’ai obtenu un baccalauréat scientifique lorsque j’étais au pôle interrégional de Toulouse et actuellement je suis en train de passer un BTS diététique. Je suis en première année et il m’en restera une, celle de l’examen.
Le truc qui te rend heureux de te lever chaque matin
C’est de me dire que c’est un jour différent, un jour nouveau, qui je l’espère sera meilleur que le précèdent et moins bon que le suivant. Parce que, je pense que chacun de nous peut et se doit d’améliorer beaucoup de choses, pas seulement dans le domaine du vélo ou du travail, mais dans tout ce qui englobe la vie en général et les gens qui nous entourent.
Le plus beau jour que tu as passé en vélo
Je pense que c’est cette année lors de mon titre au Championnat de France de scratch parce que la veille, je pensais vraiment être au fond du seau physiquement et que c’est un titre que j’ai vraiment acquis dans la difficulté. J’ai souffert toute la course, j’étais loin d’être le plus fort mais je n’ai rien lâché et ça a payé.
Le plus mauvais jour que tu as passé en vélo
C’est incontestablement lors de mon premier Championnat de France en cadet 1. C’était ma première compétition à ce niveau là et avant le départ j’étais vraiment stressé, trop même et je crois que cela a eu réellement une influence sur la course. J’ai fais 30 km et j’ai abandonné. Je n’avais rien dans les jambes, après la course j’étais démoralisé, vraiment pas bien. Mais je crois que ce jour a été un réel déclic. J’ai compris qu’il ne s’agissait que de sport qu’il y’avait des choses bien plus grave. Cela m’a permis de réaliser un travail sur moi-même pour arriver à aborder des compétitions importantes avec sérénité et tranquillité. J’ai compris ce jour là que ce genre de pression ne représente qu’un handicap lorsque l’on souhaite réaliser une performance. J’ai aussi compris l’impact de la partie psychologique sur la réussite dans le sport.
Ce que tu trouves de plus dur dans la pratique du vélo
C’est sans doute tous les sacrifices que demande la pratique de ce sport à haut niveau. Surtout lorsqu’on est jeune et que l’ont voit partir les copains s’amuser. Mais c’est un choix de vie et pour moi c’est aussi une chance de pouvoir pratiquer un tel sport, qui est vraiment enrichissant. Il y’ a aussi beaucoup de personnes qui œuvrent pour que l’on ait tous les moyens mis à notre disposition. Et, je crois que lorsque le travail effectué fini par payer, ce sont toujours des moments incroyables que l’on ne peut oublier et qui, associé à la passion pour ce sport prennent largement le dessus sur ces quelques contraintes. C’est aussi ça la beauté du cyclisme : Que le seul gage de succès est le travail et les sacrifices que l’on réalise, ce qui amène à un sport assez ouvert où beaucoup de monde peut avoir sa chance.
La plus belle chose que t’a apporté le vélo
Le vélo m’a tellement donné ! Ce sport m’a construit quelque part. Avant de le pratiquer, j’étais un enfant très réservé et je n’avais vraiment pas confiance en moi. Ce sport m’a renforcé et m’a aussi permis de m’ouvrir plus vers les autres. Il m’a appris l’esprit de groupe et m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires qui sont devenus mes amis. J’ai pratiqué beaucoup de sports mais je n’ai trouvé nulle part une telle ambiance où la cohésion doit primer dans un groupe, que ce soit entre les coureurs ou avec l’encadrement. C’est ce que j’en retiendrais car malgré les différences d’âges, d’horizons, ou de mentalités, tout le monde se doit d’être unis et dois travailler ensemble dans une équipe.
Qu'est-ce que le vélo t'a permis de faire et que tu n'aurais jamais fait dans ta vie
Voyager, je pense que je n’aurais pas autant voyagé sans le vélo.
Le truc que tu voudrais changer dans le cyclisme
Je crois que le gros problème est le dopage. Certes, c’est dommage que les médias épargnent d’autres sports qui sont, je pense, aussi touchés. Mais les récents cas de dopage nous prouvent qu’il y a encore des tricheurs dans le peloton. Alors c’est sûr, cela fait une mauvaise publicité pour notre sport, mais honnêtement je suis vraiment content quand un coureur se fait attraper et je préfère le savoir même si cela fait la Une de tous les journaux. Car, à chaque tricheur qui tombe c’est un nouveau jour. Un nouveau pas vers un cyclisme plus propre et cela démontre que le cyclisme est peut être le sport le mieux contrôlé. Apres ce qui est je pense dommage, c’est la nature des sanctions qui sont à mon sens trop légères pour des personnes qui pillent et font du mal au vélo. Mais malheureusement ce n’est pas nous coureurs, ou en tout cas moi, du haut de mes 20 ans qui vient de débarquer dans ce nouveau monde qui pourrai changer cela. En revanche, en tant que coureur ce que je peux garantir c’est que je resterai fidèle au choix et à la priorité que je me suis donné : Celle de ne pas tricher et de rester propre parce que selon moi c’est la première chose à respecter dans l’éthique du sport.
La bonne raison d'aimer le cyclisme en 2009
C’est peut être une nouvelle fois de constater que les contrôles antidopage sont de plus en plus performants, que les mentalités ont vraiment changées et que l’on avance encore dans la lutte antidopage. Et, ainsi montrer que le cyclisme a sans doute une longueur d’avance dans ce domaine sur de nombreux sports où la situation est sans doute inquiétante. D’un point de vue personnel c’est peut être de découvrir un nouvel horizon, sûrement bien plus difficile mais sans oublier de prendre le même plaisir sur le vélo.
| Fil rouge : Découvrir, emmagasiner et progresser |
"L’objectif à court terme est de découvrir ce nouveau monde, de constater la marge qui me sépare du haut niveau, essayer d’en tirer des enseignements et d’emmagasiner le maximum d’expérience.
A long terme, ayant la chance d’être dans une structure mettant à notre disposition tous moyens pour progresser, l’objectif est d’essayer d’atteindre le maximum de mes possibilités."
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Crédit photo : DR et Yann Le Goff - www.capture-velo.com